On a souvent vu la télévision imposer certains néologismes, certaines expressions, depuis passées plus ou moins dans la langue courante. Si les séries de science-fiction
Farscape et Battlestar Galactica ont toutes deux données leur propres versions du mot 'Fuck' (respectivement Frell -sorte de mélange entre Fuck et Hell-, et Frak), c'est aujourd'hui au tour de Defying Gravity de tenter d'imposer une de ses expressions maison. Lors du quatrième épisode de sa première saison, actuellement diffusée sur ABC aux États-Unis, les astronautes luttent pour comprendre ce qui cause de lourds problèmes techniques dans le vaisseau Antares. Incapable de comprendre ce qui se passe, le capitaine du vaisseau Maddux Donner (
Ron Livingston) émet la possibilité d'un problème lié à une séquence H2IK (prononcez : 'aitche-tou-aïlle-kay').
Bien sûr, il est le seul à savoir de quoi il parle, puisque le seul autre personnage à être au courant de la combine est, depuis l'épisode précédent, éjecté du programme. Loin sont-ils tous de se douter que ce H2IK signifie en fait 'Hell If I Know' (dont les initiales forment H-I-I-K, et donc H2IK), qui peut se traduire en français par le poli 'qu'est-ce que j'en sais ?'. Un code qui permet à ces messieurs, bientôt à nouveau en contact, de rester professionnels aux yeux de leurs camarades, tout en ouvrant la porte à une série d'hypothèses qui vont finir par débloquer la situation.
Pour le moment timidement suivie par une poignée de spectateurs, sans doute en raison d'un improbable mélange des genres dont nous vous avions fait part dans un précédent focus (
2001 rencontre Grey's Anatomy), Defying Gravity pourrait bien faire fonctionner le bouche-à-oreille grâce à ce genre de gimmicks, si ces derniers venaient à se multiplier. Malheureusement pour le programme, on a du mal à croire que le potentiel aspect viral de la chose se développe assez en temps de vacances pour créer un effet susceptible de créer une véritable différence au niveau des audiences. L'astuce nous aura au moins remémoré le «C'est pas faux» de Perceval dans Kaamelott, et qui sait, égayera peut-être les mornes soirées mondaines de certains.