Par L'oeil - publié le 23 mai 2008 à 12h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 15h06 - 0 commentaire(s)
Terme dont la traduction littérale signifie « se raccrocher à la falaise » (sous peine donc de tomber dans l’abîme de l’oubli), il faut remonter au huitième siècle pour retrouver l’origine du principe de ce cliffhanger tandis qu’un ouvrage perse intitulé Hezar Afsane ou Mille légendes (traduit plus tard en Arabe et devenant alors le mythique Les Mille et une nuits) en représente la source la plus populaire. Le livre narre l’histoire d’un roi de Perse qui, trompé par sa femme, prend la résolution d’épouser chaque jour une vierge dont la destiné est d’être tuée le lendemain de la nuit de noce. Une certaine Shéhérazade, déterminée a mettre fin au massacre, se porte volontaire pour être la nouvelle épouse du roi et lui narre alors le premier soir une histoire qu’elle n’achève pas. Le roi, intrigué, refuse de lui donner la mort afin de connaître la suite de la trépidante aventure, et le manège dure alors mille et une nuit, le roi abandonnant alors sa résolution macabre et prenant la donzelle pour épouse définitive.



Un bel exemple d’assiduité qui fut repris plus tard lorsque le terme trouva son origine avec les récits d’un écrivain nommé Thomas Hardy. Celui-ci, via une parution mensuelle dans un journal de 1873, tenait le lecteur en haleine en ne lui proposant qu’un seul chapitre de son roman Les yeux bleus à la fois, promettant mons et merveilles au chapitre suivant. A l’issue d’un de ces chapitres, Hardy laissa d’ailleurs son héros Knight littéralement accroché à une falaise (‘Cliff’ en anglais). L’expression était née. La technique fut dès lors employée par de nombreux de ses contemporains avant de faire son apparition lors des premiers shows radiophoniques et de servir dés lors d’outil d’accoutumance audiovisuel. En effet, le principe, non seulement diablement efficace afin de s’assurer de la fidélité de son audience, est de plus pratique à un autre niveau. En effet, il utilise le principe d’un effet connu sous le nom d’effet Zeigarnik.


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