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L'oeil Des Series : Law And Order Uk [page 2]

Par L’Oeil - publié le 16 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 16 octobre 2009 à 16h07 - 0 commentaire(s)
Si surprise il y a, c’est donc plutôt du côté du casting qu’il faudra se tourner. Ainsi, quel bonheur de retrouver si rapidement Jamie Bamber, l’Apollo de Battlestar Galactica. Il incarne ici le rôle de Matt Devlin, un inspecteur fougueux et impliqué, soutenu par la prestation sans failles de Bradley Walsh (Coronation Street). Sous la direction de leur supérieure Natalie Chandler (Harriett Walter, Babel, Reviens-Moi), tous les deux forment un duo homogène, l’un prenant le relais lorsque l’autre se trouve dans une impasse, et apportent à la première partie des épisodes une dynamique remarquable. Du côté du procureur, c’est Ben Daniels (Cutting It mais également Doom) qui se chargera de jouer l’accusation, soutenue par la non moins excellente Freema Agyeman (Torchwood, Survivors et ancienne compagne du Doctor Who). Bref, un casting loin d’être étranger aux amateurs de science fiction, et qui associé au travail des producteurs Jane Featherstone (Life on Mars et sa suite), Pat Lees (l’amusante The Worst Week of my life) Richard Stockes et Chris Chibnall (deux anciens de Torchwood), n’est pas sans apporter une certaine fraîcheur.



Réalisée avec une retenue bienvenue privilégiant le ressenti des protagonistes, Law & Order : UK choisit de traiter de thématiques sociales et humaines chères à la culture anglaise. Le premier épisode se charge ainsi d’aborder la crise immobilière par le biais de manigances causant la mort d’un enfant en bas âge, alors que le second traite de la condition humaine en ramenant le sujet du « gène du combattant », bien connu des amateurs de la série originale pour avoir longtemps fait débat. Energique dans sa première partie, la série préfère mettre la pédale douce niveau rythme dans la seconde et travailler l’étouffement de ses protagonistes. Car c’est bien connu, Law & Order n’a pas pour habitude de nous présenter des happy-end cousus de fil blanc, et cette nouvelle version de la série devrait à n’en pas douter surprendre les nouveaux spectateurs. Contradictions, doute, culpabilité à retardement, tout y est. Les fidèles apprécieront quant à eux le travail d’adaptation afin que le programme fasse couleur local : utilisation et mention (un peu trop ?) abondante de la télésurveillance toute britannique, rapports entre les personnages plus fins et n’hésitant pas à glisser vers le terrain de l’introspection (même si furtive puisque relativement étrangère à la série originale)... Bref, du bon travail qu’on espère voir se poursuivre et surtout permettre à la série de s’émanciper si les scénaristes en ont l’occasion.



Pour l’instant, le programme est relativement bien reçu. Ainsi, le premier épisode a réuni près de 6.4 millions, ce qui occasionne une baisse par rapport au score de 7.55 millions réalisé par le final de la mini-série Whitechapel, mais qui représente tout de même 26.3% de parts de marché et place ITV en tête de la soirée. Un score malheureusement en chute pour le second épisode, même si avec 5.76 millions de téléspectateurs (soit 24.3% de parts de marché), la série enregistre tout de même des chiffres raisonnables. Mais s’il est pour l’instant inutile d’espérer voir la petite nouvelle et son équipe tenir la dragée haute au mastodonte américain et ses 19 saisons, nul doute que nous sommes ici face à un programme de qualité. Gageons que le temps lui permettra de s’imposer et de se développer.


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