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L'oeil des séries : Listener XY [page 1]

Par L’Oeil - publié le 21 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 21 octobre 2009 à 12h08 - 0 commentaire(s)
Un démarrage en trombe symptomatique d’une nouvelle économie qu’on aimerait bien voir re-décoller, un départ douloureux qui nous tombe dessus sans crier gare et un décalage fâcheux, c’est le programme de cette nouvelle édition de l’œil des séries.



Nouvelle série canadienne à faire son apparition en Juin prochain aux États-Unis, The Listener est actuellement diffusée depuis le début du mois dans près de 180 territoires. De l’Angleterre aux Emirats Arabes en passant par la Grèce, le Portugal, la Bulgarie, ainsi que dans certains pays d’Asie et d’Amérique latine (passons sur le fait que, comme d‘habitude, nous ne faisons pas partie de la liste), le programme a enregistré la semaine dernière des scores d’audience records. En Italie par exemple, le pilote a permis au canal local de la Fox d’enregistrer une hausse de fréquentation de 470% de la case horaire choisie, s’imposant comme le second programme le plus regardé de l’histoire de la chaîne. Un score qui doit réjouir les pontes du Network américain NBC, trop contents de désormais commander à moindre coût une partie de leurs programmes au second plus grand pays du monde, comme l’a par exemple fait cette année CBS pour Flashpoint et le futur The Bridge. Mais budgéter au rabais et déléguer la création artistique n’est-il pas synonyme de productions de moindre qualité ? Oui et non.

Trêve de chiffres, The Listener, de quoi ça parle ?
Toby Logan (Craig Olejnik, Wolf Lake, Runaway) ressemble de l’extérieur à un jeune garçon d’une vingtaine d’années tout ce qu’il y a de plus normal. Ambulancier exerçant en première année dans la ville de Toronto, il patrouille avec son meilleur ami Oz (Ennis Esmer, Billable Hours) afin de venir en aide aux victimes de diverses mésaventures, et entretient une relation mi-douce mi-amère avec son ex, la belle Olivia (Mylene Robic, Stargate Atlantis, Smallville). Et pourtant, un détail d’importance le distingue de ses contemporains : Toby est capable de lire dans les pensées. Tout d’abord affliction, ce pouvoir se transformera au gré de sa maîtrise en outil avantageux. Cependant, le monsieur n’en fera pas grand usage, et aidé par un psychologue qui lui servira de mentor (Colm Feore, Les Chroniques de Riddick, 24 Heures Chrono), décidera surtout de rester dans la normalité afin de ne pas passer pour un fou.



Bon samaritain, Toby tente de rendre plus aisée la vie de son prochain, quitte à attraper au vol quelques pensées sans importance. Mais tout change le jour où, en patrouille avec son collègue Oz il est assailli par une vision qu’il ne peut contrôler : celle d’une mère en détresse ayant vu son enfant kidnappé sous ses yeux après un accident de voiture. Ne comprenant pas d’où vient cette image, il réalise vite que la puissance émotionnelle de la tragédie s’est imposée à lui, preuve que ses pouvoirs évoluent d’une manière qu’il n’avait pas envisagée. Toby va alors être amené par sa conscience à s’improviser détective. Prenant place dans un univers similaire à ceux du film A Tombeau Ouvert de Martin Scorcese ou de la série Saved de David Manson, The Listerner mélange le fantastique et le drame, apportant également une composante policière à l’ensemble. Toby va ainsi être amené à tenter de résoudre nombre de situations criminelles (kidnappings, incendies volontaires, corruption…) et croiser régulièrement le chemin de Charlie Marks (Lisa Marcos), une inspectrice de la police locale dont il sera en quelque sorte le poisson pilote.

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