Par L’Oeil - publié le 16 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 16 octobre 2009 à 13h10 - 0 commentaire(s)
Et oui, le temps des fins de saisons télévisuelles est arrivé aux États-Unis. Et alors que nombre de séries sont sur le point de s’achever, il faut bien commencer à combler les grilles de programmations avec quelques nouveaux shows, histoire de tenir jusqu’à l’été. C’est ainsi que les nouveaux programmes commencent à fleurir ici et là, et qu’une véritable plâtrée de sitcoms a fait son apparition sur les chaînes américaines ces dernières semaines. Du bon, du moins heureux, voici ce à quoi ont droit les Américains pendant que leurs stars préférées sont en vacances.



Amitié quand tu nous tiens…
On commence par la chaîne ABC Family. Outre l’amusante série canadienne Sophie (un drama au format court dont la seconde saison vient de s’achever sur CBC, malheureusement couronnée par une annulation), la maison mère de Greek, de The Secret Life of the American Teenager et de la trop tôt disparue Kyle XY est désormais le foyer de Roommates, une série dont le pitch éculé rappelle beaucoup de choses. Actuellement sans emploi, Mark Fletcher (Tyler Francavilla, Boston Justice, New York District) croise au détour d’un ascenseur la belle Katie Bowman (Dorian Brown, NCIS : enquêtes spéciales, Cold Case), une jeune demoiselle dont il était amoureux transi au lycée. Apprenant que la miss et ses colocataires cherchent une quatrième personne afin d’achever de remplir l’appartement, Mark va saisir sa chance et quitter son meilleur pote Thom (David Weidoff, Gilmore Girls) afin de séduire la belle.



Friends, Scrubs, Six Sexy (Coupling), Zoe, Duncan, Jack et Jane… On ne compte plus le nombre de séries ayant pour sujet une bande de potes dont les amitiés et les amours vont s’entremêler éternellement. Certaines s’en sortent par leur ton (Not to live your Life), d’autres par leurs personnages (Barney dans How I Met Your Mother). D’autres enfin sont destinées à sombrer dans le néant en enchaînant les poncifs et les clichés, ce qui sera malheureusement le cas ici. Entre le héros trop gentil tout droit sorti d’un manga romantique, la copine naïve comme pas deux et amoureuse du « mauvais garçon » du coin, les colocs arrivant toujours quand il ne faut pas (avec leur cargaison de quiproquos éventés) et le meilleur ami gay (refoulé ?), on navigue ici tellement en zone conquise qu’il est difficile de trouver un quelconque intérêt à ce produit familial incroyablement calibré, sans doute destiné à occuper la ménagère (ou le salary man, soyons modernes) pendant 20 minutes de repassage. Amateurs de nouvelles aventures télévisuelles, vous pouvez joyeusement passer votre chemin.


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