La première leçon du Sorcier
Si l'on attribue le plus souvent à Sam Raimi et Robert Tapert le mérite d'être à l'origine de l'arrivée de Legend of the Seeker sur les écrans, c'est - en fait - le fils de leur partenaire Joshua Donen (également producteur sur Mort ou vif et Jusqu'en enfer) que l'on devrait remercier : en lecteur assidu des romans de Terry Goodkind, il transmet le virus à son père, qui le transmet à son tour au réalisateur de Spider-Man... Le cinéaste s'y plonge totalement et se retrouve même entraîné dans ce Monde comme il ne l'avait, dit-il, "plus été depuis les premiers épisodes de Star Trek avec William Shatner". Et force est de constater que si la comparaison peut surprendre de prime abord, elle s'avère - en fin de compte - des plus judicieuses...
"Dans la grande tradition du voyage initiatique, la structure de la série semblait parfaite pour une diffusion en syndication : à chaque semaine son lot de nouveaux décors, de rencontres et de dangers... face auxquels l'âme et le cœur des personnages s'imposaient comme la clef de voûte d'un show aussi moderne que rétro"
En effet, comme le fit en son temps l'équipage de l'Enterprise selon Gene Roddenberry, les trois principaux héros de L'épée de vérité visitent courageusement des contrées lointaines et inconnues en tentant désespérément de rester fidèles à leur sens aigu de la justice et de la loyauté, selon une vision toute utopique d'un univers pourtant peuplé d'un grand nombre d'agents du Mal ; ici incarné par le tyrannique Darken Rahl, frère du héros dans la série... alors qu'il en est en réalité le père dans les romans...

