Par - publié le 21 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 21 octobre 2009 à 10h54 - 0 commentaire(s)
Stargate Atlantis – 519 - Vegas
Stargate SG-1 a eu son lot de parodies et d’hommages, il n’y avait pas de raison qu’Atlantis ne bénéficie pas elle aussi d’un épisode singulier avant de tirer sa révérence. En guise d’avant-dernier épisode de la série, nous auront donc droit à l’unique épisode au monde de Les Experts : Atlantis : le lieutenant colonel Sheppard pose ici en tant qu’inspecteur de la police de Miami, pourchassant un mystérieux personnage (le Wraith Todd) laissant derrière lui des victimes momifiées. Jouant à fond la carte du spin-off, l’exercice est opéré avec toute la rigueur possible, reprenant les gimmicks de son modèle (les inserts explicites à s’en crever les yeux, les filtres moites verts et bleus, les flashs de lumière séparant les séquences), tout en mettant en scène nombre de personnages clés dans des fonctions de choix. Jewel Staite devient légiste, Wolzy prend la pose en tant que membre du FBI qui ne peut rien révéler des intentions de ses supérieurs... Même la B.O. est parfaitement dans le ton, piochant dans les répertoires de Marilyn Manson, des Rolling Stones et de Johnny Cash. Et si les amateurs de drama de qualité remarqueront également la présence autour d’une table de poker de Frank Vincent et Stero schirripia (deux anciens des Soprano), l’ensemble retombera sur ses pieds en utilisant l’argument du monde parallèle. Si une poignée de fans regretteront que la lumière ne soit pas faite sur une quantité innombrable d’éléments de l’intrigue régulière (sans doute réservés pour les téléfilms), on ne peut que saluer l’effort, haletant et réussi.



STAR TREK, réserve naturelle d’épisodes spéciaux
Avec cinq séries dérivées, une pléthore de films et de romans, et plus de 700 épisodes officiels, la franchise Star Trek est l’un des piliers de la science-fiction moderne, qu’elle soit télévisée ou non. Et forcément, après 30 années passées à produire chaque semaine des scénarios (théoriquement) toujours plus intelligents et profonds, arrive un moment où les scénaristes de Trek ont aussi besoin de décompresser.

L’argument Science-fictif de la série montre alors véritablement toute sa force, en permettant aux auteurs de se lâcher totalement, sans pour autant paraître jamais hors-sujet. Star Trek s’est donc fait une spécialité d’incorporer de manière régulière des épisodes déjantés, moyen pour l’équipe et les acteurs de rompre un peu avec la rigidité militaire des vaisseaux de Starfleet, tout en rendant hommage à leurs influences diverses et variées.

On peut ainsi regrouper les « délires de Trek » en plusieurs catégories plus ou moins arbitraires, et non exhaustives :



- les épisodes « holodeck »
L’holodeck, merveilleuse invention des scénaristes de Next Generation (un épisode de la série originale jouait cependant déjà avec un concept identique), est un environnement de réalité virtuelle entièrement interactif, permettant de recréer dans une pièce un univers totalement fictif ; Son intérêt pour les scénaristes : y faire vivre à leurs personnages des aventures toujours plus improbables, détachées du reste de la continuité de l’univers Trek.

Une béquille narrative bien pratique, donc, dont les dysfonctionnements inspireront les scénaristes des séries Trek à de nombreuses reprises (Ron D. Moore allant même jusqu’à faire de ce ressort narratif le postulat de base de sa série à venir, Virtuality) : dans le désordre, on peut ainsi citer les aventures du Capitaine Picard en Dixon Hill, détective privé hard-boiled, Data et ses enquêtes dans la peau de Sherlock Holmes, Worf au far west (Next Generation), une partie de base-ball contre des vulcains, un casse de casino à la Ocean’s Eleven (Deep Space Nine), ou encore les désormais mythiques aventures du Capitaine Proton, parodie de film de SF des années 30 en noir et blanc (Star Trek Voyager).

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