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Les Freres Scott : Bilan Saison 6 [page 1]

Par David Brami - publié le 13 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 13 octobre 2009 à 18h49 - 0 commentaire(s)
La sixième saison des Frères Scott aura été celle de toutes les audaces. Si la cinquième année du show de Mark Schwahn avait déjà surpris en effectuant un bond de quatre ans dans le futur (un postulat rafraîchissant qui permit au show de prendre un nouveau départ et d'éviter la sempiternelle et rébarbative case de l'université), cette fois les scénaristes s'en sont vraiment donnés à cœur joie. Un peu comme si la série livrait ici son chant du cygne. Ainsi, celle qui avait initialement débuté comme un drama adolescent, focalisé sur la rivalité entre deux frères ennemis passionnés par le basket-ball, a muté, mûri, évolué en même temps que ses personnages pour devenir une saga d'autant plus réjouissante qu'elle explose ses limites.



[Attention Spoilers]
Première grande surprise, cette saison s'ouvre, comme nous l'attendions sur la résolution d'un des grands fils rouges de la série. Lucas, un des deux frères Scott du titre (français), avait passé une grande partie de son temps à tenter de choisir les saisons précédentes entre ses sentiments pour Peyton (l'ancienne petite amie de son frère Nathan) et Brooke (la meilleure amie de cette dernière), avant de finalement jeter son dévolu sur Lindsay (l'éditrice de son premier roman) la saison dernière. Mais de frustrations en espoirs déçus, le chéri de ses dames avait finalement tenté le tout pour le tout en appelant l'une de ces trois demoiselles (laquelle ? Mystère !) et la demander en mariage à l'issue du précédent cliffhanger. Et après avoir coupé l'herbe sous le pied de Marc Cherry l'année précédente (Desperate Housewives effectue un bon dans le futur un an après Les Frères Scott), c'est au tour de Grey's Anatomy de se voir presque coiffée au poteau. Ce que Shonda Rhimes nous promet depuis cinq ans, Les Frères Scott nous l'offre sur un plateau. Car en regardant en arrière, rien n'a plus de sens que de voir Lucas et Peyton enfin unis, couple merveilleux et inaltérable, destiné à couler de vieux jours paisibles dans le bonheur le plus complet. Rien de plus logique puisque leur rencontre dans le pilote de la série avait scellé une union parsemée de moments incroyablement forts partagés à deux (on pense par exemple à l'état de siège qui avait vu la mort de l'oncle Keith). Fini les triangles amoureux interminables, « il est temps d'apporter une stabilité amoureuse à ces personnages » nous dira Mark Schwahn.



A l'image de cette union tant attendue, la série va alors vite adopter une vitesse de croisière bien agréable, parsemée de grandes et joyeuses surprises. Si la saison démarre avec quelques drames lourds de conséquences (la mort d'un personnage, auquel un épisode mémorial sera immédiatement consacré, ou l'agression de Brooke, résolue dans la seconde moitié de saison), les intrigues vont très vite se délester de cette lourdeur, n'en gardant que le nécessaire contrepoids pour ravir le spectateur et lui offrir de purs moments de détente et d'amusement. C'est ainsi que le kidnapping de Dan Scott, n'étant pas sans rappeler le Misery de Stephen King et Rob Reiner, s'achève en bon gros revenge-movie à l'ancienne. C'est ainsi que Skills s'épanouit dans une relation avec la grand-mère du jeune Jamie, ou que Nate, continuant à poursuivre ses rêves de sportif de haut niveau, fera un petit détour vers la ligue de Slamball, une variante du basket-ball dotée de trampolines afin de mettre l'accent sur le côté spectaculaire de l'exercice.


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