Par La Rédaction - publié le 11 juillet 2008 à 06h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h16 - 0 commentaire(s)
Rarement une série aura autant divisé les fans de fiction télévisuelle que Lost. En effet, le show imaginé par JJ Abrams à l'issue de sa précédente série Alias joue à mort sur l'instinct du spectateur et se situe à la croisée de très nombreux genres, pas forcément compatibles au premier abord : Drame psychologique, série catastrophe, fable initiatique, récit fantastique… La série mange à tous les râteliers, et ce dès le premier épisode. On y croise ainsi un panel incroyablement vaste de personnages, du docteur à l'ancien militaire irakien en passant par la donzelle en vacances, le gagnant du loto hispanique, l'handicapé chasseur, l'arnaqueur beau gosse ou la criminelle en transit. Tout un petit monde qui va contre toute attente réussir à survivre à un crash d'avion particulièrement éprouvant pour se retrouver bloqué des mois durant sur une île sans moyen de communication ou d'évasion, devant faire avec des créatures mystérieuses, une physique particulière et des indigènes aussi mystérieux que dangereux.



Mais alors que les amateurs de drame sont restés scotchés à leurs écrans, les fans de fantastique ont en grande partie décroché, voyant que la série passe son temps à s'attarder sur le passé de chacun à chaque épisode, consacrant la majorité de sa narration à dépeindre un par un et via de lancinants flashbacks, tous les protagonistes de l'affaire au lieu de se focaliser sur la résolution des mystères où de faire évoluer la petite communauté. Un parti pris qui a fini par rapidement frustrer son monde, tandis qu'en deux saisons, le show n'a cessé d'ouvrir des portes sans jamais en refermer. Pourtant, arrivés à la troisième saison, les réactions des spectateurs survivants sont dithyrambiques : concepts de folie, voyages dans le temps à gogo, découverte des coulisses de l'île et complots divers arrosés de mystique indigène et de technologie oldschool. La série semble avoir trouvé son rythme de croisière. Mieux, via un final hallucinant et l'annonce d'une ultime résolution pensée et programmée, les amateurs se sont accrochés et sont désormais certains d'une chose : Lost est une des meilleures séries jamais produites.



Alors qui faut-il croire finalement ? Les amateurs de la première heure, acharnés et pensant avoir trouvé le messie télévisuel en une fiction cross-genre particulièrement soporifique, justifiant des heures passées en voulant nous faire croire que l'investissement en valait le coup ? Ou ceux frustrés de n'avoir pas été immédiatement rassasiés d'intrigues tordues et de réponses novatrices, et ayant par impatience, décidé de passer la main sur l'une des aventures les plus inventives et les plus complexes jamais crées ? A vous de juger !


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