Par L’Oeil - publié le 15 janvier 2009 à 13h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 21h13 - 0 commentaire(s)
Avec toute cette déferlante de nouvelles séries, tous ces retours et tous ces nouveaux shows à débarquer sur nos écrans, on en oublierait presque que d’autres programmes, pourtant tout aussi méritants, ont achevé leurs saisons respectives ces dernières semaines pour libérer l’antenne à ces nouveaux arrivants. Oui, Battlestar Galactica reviendra demain soir sur Sci-Fi, mais encore fallait-il que le planning soit libre. C’est ainsi que la semaine dernière a vu la diffusion des derniers épisodes de Sanctuary et de Stargate Atlantis, qui plus est pour le plus grand bonheur des fans de l’actrice Amanda Tapping (qui pour le coup figurait dans les deux, tout comme Christopher Heyerdahl).



Sanctuary, tout d’abord, achevait sa première saison avec un beau cliffhanger des familles, et ce sans prendre trop de risques puisque la série est d’ores et déjà renouvelée pour une seconde saison. Et pourquoi ne le serait-elle pas ? Transposition fidèle de la mini-série éponyme initialement diffusée sur le Web, le show a réussi lors de ses treize premiers épisodes, à s’imposer comme une incontournable de la chaîne. La recette ? Une mythologie riche et imposante, des personnages forts, et des intrigues toujours passionnantes, souvent conceptuelles, et jamais répétitives. Jugez plutôt : Will Zimmerman (Robin Dunne, Dawson, Dead like Me) est un psychologue médico-légal opérant dans une grande métropole coutumière d’incidents étranges et déroutants. Repéré par le docteur Helen Magnus (Amanda Tapping, Stargate SG-1) qui distinguera rapidement sa propension à l’acceptation du paranormal, il sera enrôlé par cette dernière au sein de son « sanctuaire », un abri dont la fonction est de répertorier, d’aider et de donner refuge à toutes les créatures non conventionnelles qui peuplent notre planète (ou « anormaux »). Loups-garous, sirènes, hommes lézards ou à deux têtes, la faune du sanctuaire est aussi nombreuse que variée.

Tandis que les deux premiers épisodes (ou plutôt le double pilote et le troisième épisode) s’imposent comme des versions améliorées de ceux proposés jadis sur le Web, le reste de la saison va retravailler les bases de sa mythologie, remodeler certains de ses protagonistes, fournir une base plus solide, plus variée qu’initialement perçue, et va offrir une variété aussi insoupçonnée qu’élégante. Nous partirons alors à la rencontre d’une communauté d’hommes pliants (similaires au Tooms de X-Files, mais avec une hiérarchie travaillée), de boules de poils aussi mignonnes que dangereuses, ou de mercenaires ayant trouvé une formule qui transforme les quidams en bêtes de combats destinés à s’affronter dans des combats clandestins organisés. Et alors que certains épisodes en huis-clos approfondissent les relations entre personnages et jouent habilement sur la tension de proximité (qu’il s’agisse d’une infiltration du groupe, de la gestion d’une nouvelle forme de virus diablement agressif, ou d’un exercice à la Cloverfield rondement mené), d’autres nous présentent le passé d’Helen Magnus, fille d’un scientifique réputé de l’ère victorienne aujourd’hui âgée de 157 ans, et les répercutions de ses aventures dans un présent limite steampunk.



La plus grande différence avec la mini-série initiale réside dans la personnalité de John Druitt (Christopher Heyerdahl, Stargate Atlantis, Smallville), ancien amant de Magnus et père de sa fille Ashley (Emily Ullerup –Jpod-, parfaite en séduisante action woman de service). Reconnu comme étant le célèbre Jack l’Éventreur, il était initialement un être savant, devenu fou par la dégénérescence et l’usage de son pouvoir (la possibilité de voyager dans l’espace et le temps, au prix de sa santé mentale). Mais charismatique en diable, il aurait été dommage de voir un monsieur si empli de potentiel évacué tel un simple super méchant. C’est sans doute la raison pour laquelle il a depuis été inclus dans une sorte de confrérie nommée « The Five », désignant les cinq personnages présents lorsque Magnus a gagné ses pouvoirs. S’ajoutent à eux deux le vampire Tesla (remember le personnage de David Bowie dans Le Prestige), l’homme invisible et le Docteur Watson, véritable identité d’un Sherlock Holmes fictif ! On imagine que la parenté spirituelle avec le groupe et l’œuvre de Alan Moore La ligue des Gentlemen Extraordinaires n’est pas innocente, et force est de constater qu’elle fonctionne parfaitement dans cet univers de fioles, de pierres et de mécanismes faussement modernes. On pense aussi bien à Shadowrun qu’a X-Men. Background fouillé, intrigues passionnantes et travaillées où chaque protagoniste secondaire s’avère dense et vivant… on a vraiment hâte d’être à l’automne prochain pour retrouver ce petit monde, aux prises avec une organisation secrète qui se destine à organiser une guerre entre les anormaux et le reste de l’humanité (le tournage des nouveaux épisodes est prévu pour ce printemps).


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