Par André Côte - publié le 28 mars 2008 à 13h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 10h17 - 0 commentaire(s)
Enfin, à notre plus grand étonnement, le lieu a aussi été une source de situations comiques. Dans les sitcoms, les personnages se retrouvent emprisonnés suite à des quiproquos avec les représentants de l'ordre. Claire de lune est même allé plus loin on nous montrer un David Adison chantant et dansant au bagne dans une scène digne des comédies musicales (et çà, plus de dix ans avant le multi-oscarisé Chicago). Le comble est tout de même atteint avec Papa Schultz où nous voyions simplement des soldats plus actifs en tant que détenus dans leur stalag qu'en liberté. Il faudrait d'ailleurs que les scénaristes de Prison Break fasse attention au degré de vraisemblance qu'ils manient déjà tant bien que mal. Les téléspectateurs se mettraient à la comparer régulièrement à son parodique aînée. On en attend pas une série réaliste, loin de là, juste une vigilance par rapport aux drames que doivent affronter les personnages. A ce titre, il est intéressant de noter que la motivation de Michael pour se faire arrêter consiste bien à sa prise de conscience de “ne pouvoir rien faire à l'extérieur” qui se rapproche assez des actes du Colonel Hogan. Pour ce dernier, leur camp de détention se double d'une couverture (qui irait suspecté des militaires emprisonné de poursuivre leur opérations ?) alors que dans la série avec le tatoué, le lieu fait partie d'un ensemble. L'intrigue principale n'est finalement pas l'évasion proprement dite mais la résolution du complot ayant conduit à l'emprisonnement de Lincoln Burrows.


Les séries télés ont donc offert à ce milieu carcéral plusieurs dimensions. Plusieurs images qu'elle n'a de cessent de visiter et revisité. Le carcan qu'elle offre s'apparent au cinéma de genre. La prison est bien un genre ultra-codé mais bel et bien incontournable et omniprésent.


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