Par David Brami - publié le 29 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 29 octobre 2009 à 20h50 - 0 commentaire(s)
Beaucoup de séquences de la série sont tournées en studio ou face à des écrans verts ou bleus. N’est-ce pas frustrant ?
Et bien pour le premier épisode que nous avons tourné suite au pilote, nous avons essayé de tourner en décors naturels, mais c’est une série ayant une logistique trop lourde pour être tournée en extérieurs, cela demande trop de travail. Donc la technique du green screen nous sauve vraiment la mise, car autrement nous mettrions un mois à tourner un épisode. Cela nous aide vraiment beaucoup. Donc je préfère tourner deux semaines plutôt qu’un mois. Mais cela crée également un effet de surprise car quand je vois l’épisode plus tard, je me dis « Woah, ça rend vraiment bien ! ».



Vous avez dit trouver que Pushing Daisies était supérieur en termes de personnages et de narration à certains films Hollywoodiens. Pensez-vous que la frontière entre la télévision et le cinéma devient de plus en plus floue ?
C’est ce que je pense. Tous les gens que je connais regardent les séries en DVD, ou sur Internet. Aux Etats-Unis, vous pouvez aller sur ABC.com et voir les épisodes que vous avez ratés. Ou alors vous allez sur iTunes et vous les téléchargez. On télécharge aujourd’hui un film aussi facilement qu’une série, et l’on achète un film en DVD aussi facilement qu’une série. C’est ainsi de nos jours. De plus, il y a vingt ans, le monde des séries n’était pas aussi complexe que celui des films. Mais aujourd’hui, les séries font le tour du monde. Cela rend les frontières beaucoup plus imprécises. De plus, les films sont devenus tellement impressionnants, que cela donne l’envie aux producteurs de faire des séries telles que Pushing Daisies. On ne peut plus s’en tirer en diffusant simplement des séries comme Dynastie. Il faut mettre à l’antenne quelque chose de grand comme Lost ou Desperate Housewives. Il faut faire jouer la concurrence avec les longs-métrages. Je pense que c’est une bonne chose.

Les audiences ont énormément baissé entre le pilote et la fin de saison. Comment expliquez-vous cela et qu’est-ce que cela vous inspire ?
Je pense que le fait que les audiences baissent est inévitable car beaucoup de gens vont au départ regarder la série pour voir si cela leur convient, simplement à cause de l’effet nouveauté. Mais Pushing Daisies n’est pas le genre de série qui plait à tout le monde. Et comme je l’ai dit, de nos jours les habitudes de visionnage des téléspectateurs ont changé. Les diffusions n’attirent plus le même nombre de gens qu’auparavant. Il y a de plus tellement de chaînes à regarder, c’est inévitable que les audiences baissent. Pour le moment, nous avons assez de spectateurs pour rester à l’antenne.



Est-ce que vous pouvez nous parler de vos projets actuels sur le grand écran ?
Bien sûr. Miss Pettigrew est un film que j’ai fait avec Frances McDormand et Amy Adams. Nous avons tourné pendant un mois et demi aux Etats-Unis, je pense que cela va bien marcher. Ca vient de sortir en Australie, et j’en suis très fier. C’est un film d’époque, une comédie prenant place dans les années 30. J’y joue un joueur de piano au côté d’Amy Adams qui incarne une chanteuse de Night-Club. C’est un film très enthousiasmant. J’ai également un autre film actuellement à l’affiche aux US, intitulé The Fall. C’est un film réalisé par Tarsem Singh, qui avait déjà réalisé The Cell, et j’espère que cela sortira ici rapidement. J’ai travaillé dessus il y a quatre ans et c’est une énorme, épique pièce dans le genre de Shéhérazade. C’est un très beau film, j’en suis très fier. Et enfin, à la fin de l’année sortira Possession. C’est un thriller sexy que j’ai tourné en compagnie de Sarah Michelle Gellar. C’est très différent. J’y joue son beau-frère qui, après être tombé dans le coma, en ressort en affirmant être son mari.

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