Suite à l'annonce de l'arrêt de 24 heures chrono, retour sur quelques-unes des fins les plus marquantes de l'Histoire des séries TV.
"Quickening : Effet d'accélération ressenti par un immortel lors de l'absorption des pouvoirs et des connaissances d'un autre immortel, après s'être soigneusement escrimé à décoller la tête des épaules de ce dernier".
La rubrique qui fait tomber des têtes tout en faisant du bien... se demande cette semaine si toutes les bonnes choses doivent nécessairement avoir une fin.
C'est à présent officiel : Jack Bauer est sur le point de vivre sa dernière heure... télévisuelle, tout au moins. Mais si la nouvelle est forcément mauvaise pour tous les accros à l'adrénaline anti-terroristes et autres "bip bip" en temps réel, elle arrive néanmoins accompagnée du bel espoir de voir enfin Kiefer Sutherland dans la peau de son personnage culte, très prochainement sur grand écran. Ce long-métrage, voilà déjà plusieurs années que son principal interprète en rêve... De plus, l'arrêt de la série sous la forme qu'on lui connaît n'intervient pas uniquement sous la seule impulsion de la FOX ; l'équipe créative ayant - elle aussi - avoué "avoir fait le tour de la question" le temps de ces huit journées pour le moins explosives. Alors, faut-il se réjouir de ne plus avoir à subir des sous-intrigues de plus en plus souvent affligeantes ? Ou bien faut-il regretter de ne plus voir Jack haleter et transpirer en brandissant son arme ?
Des fois... c'est bien.
Si l'on exclut les séries qui ne survivent pas à leur première demie saison de lancement (comme Eastwick, par exemple), il est souvent difficile de dire adieu à des personnages que l'on a suivis chaque semaine avec une passion toute dévouée... Toutefois, quand les choses sont suffisamment anticipées pour être bien préparées, un épisode final peut également vous plonger dans un état presque second, conscient que vous êtes de vivre une dernière heure privilégiée en compagnie de vos héros préférés. Plus la série est longue, plus l'instant peut s'avérer étonnamment émouvant, voire triste, même si - bien sûr - il ne s'agit là que d'un simple divertissement, ne l'oublions pas. Que dire, notamment, du final d'Urgences et des apparitions magistralement orchestrées de Greene, Carter, Ross et les autres tout au long de cette quinzième et dernière année... ? Entre simplicité et ingéniosité, la série aura su partir dignement, tout en parvenant à éveiller à nouveau l'engouement ressenti 15 ans plus tôt pour le personnel du County General Hospital de Chicago.
Buffy, Xena ou encore Ally McBeal ont toutes les trois bénéficié d'ultimes épisodes riches en émotions, à grand renfort de morts, de baisers ou d'apocalypse... Même si, bien sûr, la palme des larmes revient tout naturellement au Last Farewell de La Petite maison dans la prairie et ses bouleversantes explosions à répétition. La fin de Star Trek Enterprise voyait quant à elle le Capitaine Archer inaugurer la naissance de la Fédération des Planètes Unies ; quelques années après que le dernier téléfilm des Aventures du jeune Indiana Jones se soit judicieusement déroulé dans les coulisses des premiers studios hollywoodiens en compagnie de John Ford, tel un réel passage de relais entre le Indy TV et le Indy Ciné... Preuve que toutes les fins peuvent être bonnes pour peu qu'elles soient travaillées, même si la plupart n'étaient d'ailleurs pas vraiment programmées.
Des fois... c'est culte.
Comment bien finir lorsqu'on est pris par le temps ? Posez donc la question à Donald P. Bellisario ou bien re-visionnez la dernière heure de Code Quantum... Sans prévenir, Sam se retrouve dans son propre corps pour faire le plus grand sacrifice que l'on puisse entreprendre par amitié ; et le Monde entier a toujours bien du mal à s'en remettre aujourd'hui. Le Prisonnier, de son côté, a délibérément choisi l'abstrait d'un final devenu en tout point révolutionnaire en imposant l'art du (presque) n'importe quoi et une démesure résolument inédite en matière de télévision, et dont le culot reste d'ailleurs encore à supplanter.

