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Quickening : Indiana Jones, moins vendeur que Star Trek ? [Page 1]

La nouvelle rubrique qui fait tomber des têtes tout en faisant du bien... se demande cette semaine si George Lucas ne serait finalement pas moins rentable que Gene Roddenberry.

Par Vivien LEJEUNE - publié le 11 mars 2010 à 16h15
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"Quickening : Effet d'accélération ressenti par un immortel lors de l'absorption des pouvoirs et des connaissances d'un autre immortel, après s'être soigneusement escrimé à décoller la tête des épaules de ce dernier"...

 

La nouvelle rubrique qui fait tomber des têtes tout en faisant du bien... se demande cette semaine si George Lucas ne serait finalement pas moins rentable que Gene Roddenberry.

 

Young Indy

 

Dans le coin droit : 4 films et 3 saisons télévisées à la pesée... Le plus intrépide des archéologues aventuriers... dénicheur de trésors mythiques et bourreau des cœurs... Qu'il soit "Young", "Old" ou simplement le plus "Ford", il aura fallu pas moins de cinq comédiens pour raconter son histoire et embarquer les spectateurs dans ses fabuleux voyages à travers le Monde...

 

Dans le coin gauche : 11 films et 28 saisons télévisées au cumulé... L'univers SF le plus étendu de toutes les galaxies... Véritable utopie spatiale vers l'avenir meilleur d'une humanité représentée par des générations d'hommes et de femmes aux origines et cultures multiples, n'ayant de cesse d'avancer, au mépris du danger, là où personne n'est jamais allé...

 

Au centre : un pays finalement aussi peu familier à l'un qu'à l'autre... le nôtre.

 

Indiana Jones et le mystère des coffrets inédits
Quand, en mai 2008, arrive sur les écrans le quatrième volet de la saga, Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, les Américains ont - de leur côté - déjà eu la chance de pouvoir se replonger dans le tumultueux et étonnant passé de l'aventurier. Sortie progressivement entre octobre 2007 et avril 2008, via trois coffrets DVD aux épisodes impeccablement restaurés et incluant un nombre impressionnant de bonus hors du commun, l'intégralité de la série The Young Indiana Jones Chronicles (rebaptisée pour l'occasion The Adventures of Young Indiana Jones) semblait alors constituer le parfait compagnon de route, jumelé au meilleur coup marketing possible, à la sortie du nouveau long-métrage à peine un mois plus tard... Toutefois, sans grande surprise, la France reste hermétique au phénomène et la filiale gauloise de Paramount ne propose pas l'équivalent Zone 2 de ces précieuses galettes disponibles uniquement en import, malheureusement dénuées de toute piste française ou de sous-titres. Deux ans plus tard, sans trop d'illusions, on attend toujours...

 

Young Indy

 

En dehors des accros aux séries TV, finalement bien peu de gens savent qu'Indiana Jones fut décliné à la télévision. Pourtant, au début des années 90, TF1 a été la première (et la seule) chaîne hertzienne à en programmer quelques épisodes les samedis après-midi. Alternant entre Indy à 10 ans (Corey Carrier) et Indy à 16 ans (Sean Patrick Flanery), ces aventures inédites tranchaient alors radicalement avec tout ce qui se faisait en matière de télévision, en mélangeant subtilement fiction et faits historiques bien réels, à travers un traitement visuel en tout point cinématographique. Fidèle à son sens de la démesure, George Lucas choisit de fuir les studios et de filmer sa série aux quatre coins du globe, en 16mm, et d'accorder trois semaines de tournage à chaque épisode, au lieu d'une seule comme le veut généralement l'industrie, pour un coût unitaire s'élevant à un demi million de dollars les 45 minutes. De même, il confie la plupart de ses intrigues à des réalisateurs chevronnés tels que Mike Newell (4 mariages et un enterrement) ou René Manzor (Le Passage), et invite également Harrison Ford (en Indiana Jones barbu et grisonnant) à jouer du saxophone dans le Wyoming en 1950 pour mieux débuter son Mystery of the Blues... Entouré d'une solide équipe d'historiens et d'excellents scénaristes, le père de Star Wars n'hésite donc pas une seconde à bouleverser les codes établis par la profession, tout en sachant éperdument qu'il perdra beaucoup d'argent dans l'entreprise.


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