La nouvelle rubrique qui fait tomber des têtes tout en faisant du bien... se demande cette semaine si George Lucas ne serait finalement pas moins rentable que Gene Roddenberry.

Par Vivien LEJEUNE - 11 mars 2010 - 3 commentaire(s)
Coup de folie ou coup de génie ?
Le pari de rajeunir le héros était déjà risqué. Et chacun sait que les programmes à "caractère éducatif" ne remportent que très rarement le succès... Alors, tout naturellement, lorsqu'il entreprend l'élaboration de ces coffrets DVD... Que commence donc par faire George Lucas ? Et bien, par commander pas moins de 94 documentaires à grand renfort d'images d'archives rares ou inédites, d'environ 25 minutes chacun, sur les évènements et personnages historiques face auxquels Indy se retrouve le temps de ces 44 épisodes (à présent remontés en 22 téléfilms agrémentés de segments inédits par rapport à leur diffusion d'origine) en lieu et place de suppléments classiques ou promotionnels ! Leur qualité est telle que History Channel en achète les droits de diffusion aux USA et que les professeurs d'Histoire américains commencent à se frotter les mains en se disant qu'à partir de maintenant, ils n'auront plus qu'à appuyer sur "play" pour donner un cours.
Young Indy
  

"Mais que faut-il donc faire pour que Les aventures du jeune Indiana Jones soient enfin éditées en France ?"...

 

Faudra-t-il donc attendre l'hypothétique cinquième film pour que Paramount France se décide enfin ? Rien n'est moins sûr. Pourtant, au regard du fabuleux travail de l'éditeur sur l'ensemble des séries Star Trek, on est en droit de s'interroger : la licence Indiana Jones serait-elle donc moins rentable que Deep Space Nine ou Voyager, qui ne sont pourtant jamais passées chez nous autrement que sur une chaîne câblée ? L'aura de Star Trek en France était-elle donc suffisamment forte pour assurer la réussite des ventes de 28 coffrets DVD différents ? Pas si sûr... et pourtant les faits sont là : l'ensemble des séries Trek en est déjà à sa seconde édition française... En comparaison, le risque paraît-il si grand de miser sur seulement trois "petites" années de Young Indy, incluant des têtes d'affiches comme Daniel Craig, Catherine Zeta-Jones, Elizabeth Hurley, Max von Sydow, Anne Heche ou encore Christopher Lee ? Le niveau d'excellence mis en œuvre devrait - à lui seul - pourtant suffire à rendre de telles sorties on ne peut plus évidentes... Bien sûr, il faudrait pour cela refaire l'intégralité des doublages, puisque tous les épisodes ont été remontés et allongés en 1999 ; ainsi que sous-titrer l'ensemble des documentaires présents. Il est également évident que la conception de tels coffrets coûte cher et que le nombre d'acheteurs potentiels peut paraître restreint vu le peu de succès rencontré par la série dans le Monde ; mais certains titres ne méritent-ils pas d'être disponibles tout simplement parce qu'ils sont brillants ? 23 nominations et 10 Emmy Awards en poche en seulement trois ans ne suffisent-ils pas non plus à asseoir Les Aventures du jeune Indiana Jones au rang d'indispensable ? Et si, justement, le seul et véritable frein à l'impact que mériterait de déclancher la série serait précisément ce manque de visibilité ?

 

Young Indy

  

A toutes ces questions une seule réponse : oui, il semblerait bien qu'Indiana Jones soit moins vendeur que Star Trek en France... N'empêche que si vous arrêtez quelqu'un dans la rue pour lui demander qui est George Lucas, il vous répondra sans hésiter : "Star Wars"... Faites de même en demandant qui est Gene Roddenberry et, neuf fois sur dix, on vous répondra : "Qui ça" ?

 

"History makes men, Macleod, men don't make history".
(Methos, Highlander)


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