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Quickening : Riverworld, quand la SF va à vau-l'eau... [Page 1]

7 ans après sa première tentative, Syfy récidive en adaptant à nouveau l'oeuvre de Philip José Farmer et fait de Riverworld sa nouvelle mini série évènement.

Par Vivien LEJEUNE - publié le 29 avril 2010 à 00h00 ,
MAJ le 17 mai 2010 à 20h36 - 0 commentaire(s)

 

7 ans après sa première tentative, Syfy récidive en adaptant à nouveau l'œuvre de Philip José Farmer et fait de Riverworld sa nouvelle mini série évènement.

 

"Quickening : Effet d'accélération ressenti par un immortel lors de l'absorption des pouvoirs et des connaissances d'un autre immortel, après s'être soigneusement escrimé à décoller la tête des épaules de ce dernier".

 

La rubrique qui fait tomber des têtes tout en faisant du bien... se demande cette semaine si une rivière, un bateau et un zeppelin peuvent réellement suffire à embarquer les téléspectateurs au cœur d'une grande aventure SF...

 

Riverworld 2010

  

Inutile de se mentir : la perspective de retrouver à l'écran l'un des principaux héros de Battlestar Galactica face à Methos en personne, à travers une nouvelle tentative d'adaptation de l'une des plus singulières visions de la vie après la mort qu'ait connu la littérature fantastique, suscitait la plus vive des impatiences chez bon nombre d'adeptes de ces deux séries. Mais une excellente bande annonce et trois (longues) heures de téléfilm plus tard, le couperet tombe : Riverworld, malgré son excellent casting, déçoit à plus d'un titre et risque fort de ne pas marquer les esprits comme elle aurait pourtant pu le faire. Décors restreints, effets spéciaux à grand renfort de fond vert et de synthèse bien trop proche du dessin animé pour être tout à fait crédible, un sens du rythme et du montage bien trop grossier... Autant de facteurs prompts à nous laisser, malheureusement, assis au bord de la rive.

 

Riverworld 2010

 

Aux origines
En dehors des quelques nouvelles et autres recueils d'histoires courtes consacrés à l'univers imaginé par l'auteur Philip José Farmer, la saga Riverworld est avant tout constituée de cinq romans progressivement devenus cultes chez les aficionados du genre entre 1971 et 1983. On peut y suivre les aventures d'humains, revenus d'entre les morts sur les bords d'une rivière apparemment sans fin, sous l'impulsion et la science futuriste d'un peuple extra-terrestre que nos semblables appellent les Ethicals. Le principe est aussi simple qu'effrayant : longtemps après la fin de l'humanité, les Aliens ont trouvé le moyen de faire instantanément renaître la totalité des hommes et des femmes ayant un jour foulé la Terre (à condition d'avoir vécu plus de cinq ans) depuis le premier homo-sapiens jusqu'à l'homme moderne du début du vingt-et-unième siècle. Réapparaissant ainsi sur une nouvelle planète spécialement terra-formée pour l'occasion, chacun doit alors surmonter cette nouvelle épreuve en collaboration avec des personnalités de toutes les époques confondues... comme que de toutes les cultures, religions ou régimes politiques.

 

Riverworld 2010

  

Autre petite subtilité : chacun réapparait tel qu'il était à l'âge de 25 ans et immunisé contre toute forme de maladie. Les personnes décédée avant cet âge fatidique retrouvent quant à elles le corps qui était le leur le jour de leur mort... mais tous ont néanmoins une chose en commun : ils sont dorénavant immortels ! En effet, mourir à Riverworld ne n'a pour seule conséquence que de renaître à nouveau quelques kilomètres plus loin... Certains ayant même recours à ce stratagème, répondant au doux nom de suicide express, pour se déplacer plus rapidement. Le personnage principal et héros des romans n'est autre que le très réel Richard Francis Burton (alors que présenté comme le grand méchant de l'histoire dans la mini série, sous les traits de Peter Wingfield) : explorateur anglais ayant principalement sillonné les mers d'Asie et d'Afrique avant de s'éteindre en 1890. Au fil des pages, plusieurs autres figures historiques ne manquent pas de prendre part au mystère qui entoure toujours les origines de Riverworld, tels que Jack London, Mozart ou encore Hermann Göring... principe d'immersion du réel dans l'imaginaire que la mini série a d'ailleurs fort bien intégré.

 

Riverworld 2010

  


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