IN PLAIN SIGHTMary Shannon (Mary McCormack, A la maison Blanche) n’est pas un agent comme les autres. Son travail ? S’assurer que les témoins que lui confie le gouvernement, qu’il s’agisse de criminels ou de courageux citoyens menacés de mort, soient relocalisés sous une nouvelle identité afin de continuer à vivre sans la peur permanente d’une mort violente. Diffusée aux Etats-Unis sur USA Network aux côtés de Monk,
Burn Notice et Enquêteur malgré lui, la série a contribué à faire de la chaîne un passage incontournable cet été, entre scènes d’action dynamiques et intrigues liant soucis personnels grandissants et légèreté des affaires en cours. Une recette à succès qui a d’ores et déjà permis à la série de se voir commander une seconde saison de 16 épisodes dont le tournage devrait débuter en Octobre prochain.
David Brami :D’une certaine manière,
In Plain Sight, c’est un peu le pendant féminin du
Burn Notice de la chaîne. Mary possède un caractère fort et se doit de protéger (et de sortir d’embarras) chaque semaine un nouveau témoin qui a besoin de son aide. De même, Mary possède une famille (mère et sœur ici contre mère et frère dans
Burn Notice) qui va passer son temps à lui parasiter l’existence. Le tout enrobé par une lame de fond scénaristique qui va peu à peu prendre de l’importance avant d’exploser à la face de nos héros. Efficace, même si elle est moins équilibrée (des personnages secondaires moins bruts, une unité de lieu variable qui dilue le propos…), le show se regarde sans déplaisir et accroche peu à peu son monde grâce à un quota sympathie indéniable. Une bonne petite série comme il y en a déjà, qui remplit honorablement son office au point d’attendre la suite avec impatience. Et puis je l’avoue, j’adore Paul Ben-Victor depuis
Invisible Man.
COUP DE COEUR DE LA REDACTION :DOCTEUR HORRIBLEOn vous l’accorde, ce n’est pas vraiment une série : trois épisodes de 15 minutes qui en font un de 45, pas de diffusion télé, pas de lourde production… Et pourtant impossible de passer sous silence cette œuvre, sans doute un des évènements les plus marquants tant artistiquement que conceptuellement de cette saison. Ecrit par Joss Whedon sur le pouce pendant la grève des scénaristes en compagnie de ses deux frères et de la copine de l’un deux, Docteur Horrible est une pure merveille. Le show, autoproduit et filmé par le Joss lui-même dans quatre décors (un appartement de particulier en forme de labo, un lavomatic, une salle de réunion et un coin de rue !), met en scène un Neil Patrick Harris (How I Met Your Mother) au top de sa forme, super vilain désireux d’intégrer la ligue des gros méchants et amoureux d’une Felicia Day rencontrée au Lavomatic qu’il n’ose aborder. Bien évidemment, qui dit super vilain dit super héros, et, notre Dr Horrible étant le personnage principal, son adversaire, un Nathan Fillion (
Firelfy) fantastique de vantardise, est le prototype même du capitaine de l’équipe de football américain des films de John Hughes : vantard, idiot, et avec un slip bordé de nouilles. Outre ce postulat plein de promesses (tenues, bien évidemment), le show est doublé d’une comédie musicale aux morceaux tous plus accrocheurs et réussis les uns que les autres, mis en scène avec un sens du rythme et de l’image qui fera, à n’en pas douter, école.

Mieux : la série était un petit test pour le producteur et metteur en scène qui cherchait à voir si la création d‘un tel projet et sa diffusion grâce au net était quelque chose de viable. Un pari réussi pour tout le monde, puisque le programme, après une première diffusion gratuite sur une fenêtre de quatre jours, s’est rapidement vu en tête des ventes sur le iTunes de Apple. Et alors que la bande originale vient à peine de sortir, on attend avec impatience la sortie d’un futur DVD proposant, entre autres, un commentaire audio, chanté également. Une œuvre absolument indispensable, aussi rafraîchissante et prenante que divertissante, mais également à marquer d’une pierre blanche pour tout ce qu’elle représente quant au développement et à la création de nouvelles œuvres hors studio.
Un dossier réalisé par David Brami, Julien Calgagno, Delphine Batier, Geoffrey Plankeele