Comme c’est désormais la coutume chaque année, la chaîne câblée américaine TNT est à nouveau cet été un passage obligé pour tout amateur de série télévisée estivale. Cela fait maintenant quatre ans que la chaîne nous propose chaque mois de juillet l’excellente série policière The Closer, fournissant aux amateurs de polars tendus, d’enquêtes tortueuses et de personnages forts, leur appétissante pitance. Si le final de la saison précédente avait imposé un nouveau record d’audience pour une série câblée (pas moins de 10 millions de spectateurs), la reprise le 14 juillet dernier de la série a tout de même attiré 7,81 millions d’amateurs des aventures de Brenda Lee Johnson, offrant à la série son meilleur démarrage. Sorte de Colombo au féminin, Brenda Lee est connue pour réussir à tirer les vers du nez des criminels les plus endurcis avec son charmant accent du sud et son joli minois (regardez la série en VF et vous perdez au moins un tiers de sa puissance et de son charme). Elle arrive à résoudre les affaires les plus tordues grâce à une science de la déduction et de la manipulation que beaucoup lui envient. Le rôle, piquant et subtil, vaudra d’ailleurs à son interprète Kyra Sedgwick (madame Kevin Bacon à la ville) de très nombreuses nominations lors de divers évènements, lui permettant de remporter de plus quelques récompenses d’importance. Kyra s’est ainsi vue remettre le Golden Globe de la meilleure actrice pour une série dramatique et le Satellite Award de cette même catégorie en 2005. Une récompense qu’elle remporta également l’année suivante de même que le Gracie Award de la catégorie, toujours en 2006. Le festival ne s’arrête pas là puisqu’elle est à nouveau nominée cette année aux Emmys. Mais revenons à nos moutons.

Nous retrouvons donc la petite équipe d’enquêteurs de la police de Los Angeles, toujours affairée à la résolution de crimes prioritaires tortueux. Comme à son habitude, la saison débute sur un désastre particulièrement graphique qui prend ici des proportions dantesques : l’épisode s’ouvre en effet sur une vaste colline embrasée de Los Angeles faisant briller de mille feux le ciel de la Californie. Pompiers, hélicoptères, voitures de police à foison, tout est mis en œuvre pour tenter d’enrayer la catastrophe, qui, à n’en pas douter, a des origines criminelles. Les pompiers dépêchés sur place (perdant déjà deux de leurs hommes dans l’entreprise) ne tardent d’ailleurs pas à retrouver le corps calciné d’une jeune femme. Un corps dont la difficile (et écœurante) identification va sans doute être la clé de l’énigme. Mais alors que la chasse au suspect n’a pas même débuté, une ancienne connaissance refait son apparition dans la foule. Une connaissance aussi dangereuse que troublante et qui est immédiatement considérée comme un suspect potentiel d’importance.

On le voit, Brenda aura encore cette saison à courser des meurtriers qui n’ont de respect que pour leur propre personne, n’hésitant jamais à recourir aux artifices les plus ignobles et les plus insensés afin de couvrir leur délits. Ce "season premiere" va évidemment bien au delà de cette simple enquête, puisqu’il faut réintroduire toute la petite équipe aux spectateurs qui n’ont pas revu Brenda et ses collègues depuis l’année précédente, aussi marquante fût-elle. On reprend rapidement nos petites habitudes avec un ton mi-sombre mi-délirant (l’identification du cadavre a tout pour vous faire frissonner de dégoût), tandis que la série accueille un nouveau personnage. Reporter travaillant pour le célèbre magasine Times, Ricardo Ramos (incarné par Stephen Martines,
General Hospital) est chargé de suivre les enquêtes de la section d’enquêtes criminelles prioritaires que dirige Brenda. Une mission qui n’enchante guerre cette dernière, d’autant que la miss a vraiment d’autres chats à fouetter.