Grace Hanadarko est inspectrice de Police à Oklahoma City dans le sud des Etats-Unis. En apparence décomplexée et possédant un très fort caractère, elle est cependant poussée à l’autodestruction par un passé familial sombre. Une tendance qui pourrait s’inverser alors qu’un ange mâcheur de tabac nommé Earl vient lui accorder une chance à la rédemption. Une rencontre pourtant appuyée par de nombreux recoupements que la belle va cependant mettre sur le dos d’une hallucination passagère. Tâchant toutefois d’en savoir plus, Grace devra rapidement jongler entre son travail, sa vie dissolue et sa propre enquête sur les curieuses apparitions de ce singulier personnage.
Nouvelle série de la chaîne TNT ayant débuté sa première saison le 23 Juillet dernier, Saving Grace marque ainsi les débuts de l’actrice oscarisée Holly Hunter dans le monde de plus en plus respecté des séries. Elle est secondée par un casting très alléchant composé de vétérans du petit écran : Léon Rippy (Deadwood) campe ainsi l’ange Earl, Kenny Johnson (Lemansky dans The Shield) incarne l’inspecteur marié Ham Tipton avec qui Grace entretien cependant une relation floue et passionnelle, ou encore Laura San Giacomo (Voila!, Veronica Mars) jouant le rôle de l’amie intime et accessoirement médecin légiste de la police locale.

Succès à la fois critique et public alors que seuls deux épisodes ont été diffusés pour le moment, la série comporte de nombreuses similitudes avec l’autre succès de la chaîne, The Closer/ L.A. : enquêtes prioritaires, qui du haut de sa troisième saison continue d’accumuler de nombreux records d’audience. Ainsi les deux shows semblent presque jumeaux à de nombreux égards : les deux séries ont pour personnage principal une femme au caractère fort venant du Sud et occupant une place vitale dans le département de police, ont une vie amoureuse compliquée et une vie de famille au passif lourd (même si tout ceci est plus léger dans The Closer). Niveau réalisation et écriture, les deux séries partagent le même goût prononcé pour les ambiances graves et les intrigues policières rudes, mais diffèrent finalement sur deux points essentiels : premièrement, là où la vie personnelle de Brenda Lee Johnson sert de respiration souvent comiques aux intrigues sombres et claustro de The Closer, la vie de Grace est au centre de ce drama et son évolution est la clé du fil rouge de la série.
Second point de différence, la présence du personnage de Earl, plongeant la série dans un fantastique assez cul-béni qui fera à n’en pas douter fuir une bonne partie des fans de séries telles que Six Feet Under, adeptes passionnés de l’athéisme et de la théorie du chaos. En effet, et malgré l’attitude similaire du personnage principal qui cherche par tous les moyens à se prouver sans y arriver que Earl soit une vision de son esprit troublé, le ton général de ses apparitions vogue tout de même du coté du
terre à terre du fin fond des contrées américaines bien pensantes.