Resucée moderne des aventures bibliques du roi David, la nouvelle série de la NBC
Kings, créée par le scénariste Michael Green (
Smallville,
Everwood) narre les aventures du jeune soldat David Shepherd, interprété par Christopher Egan (
Vanished,
Summer Bay), combattant au service d’une monarchie dont il sauvera le prince sur le champ de bataille. Il rentrera au bercail acclamé par son peuple pour avoir ouvert une voie claire vers la paix et devra alors gérer cette nouvelle popularité. Précédemment scénariste sur le
Heroes de Tim Kring, Michael Green confie que cette dernière expérience l’aura beaucoup aidé à mettre en place la présente série.
« J’ai été vraiment inspiré par le travail effectué sur Heroes, principalement sur le côté plus grand que nature de l’écriture » a-t-il récemment déclaré au Comic-Con tenu le week-end dernier à San Diego.
« Je n’ai cessé de rebondir sur les idées des autres scénaristes de la série, et leur ai demandé aides et conseils sur de nombreux points. Je n’aurais sans doute jamais écrit cela s'il ne m’avaient pas encouragé et fournit différentes bonnes idées que je n’avais pas moi-même ».
« La série partage beaucoup de similitudes avec Heroes », continue le scénariste.
« Je vois Kings comme un long drame familial situé à la tête d’une monarchie. La série partage certaines similarités dans le sens où nous aurons une intrigue de longue haleine, mais nous aurons également de nombreux épisodes autonomes, à l’image de Battlestar Galactica. Nous ne voulons pas mettre de barrières au public ». Green a également déclaré qu’il a apprécié le fait de remettre l’histoire au goût du jour :
« [Il a fallut] prendre ces éléments et se demander à quoi ressemblerait Goliath de nos jours ? Prendre ces éléments connus du public et les présenter sous une lumière nouvelle. Nous nous inspirons beaucoup de la bible, et il s’agit donc principalement de l’ascension d’un roi alors qu’un autre avance vers sa chute. C’est un moyen pour moi de narrer des histoires similaires au Parrain, ou d’utiliser ces techniques narratives ».
En croisant le monde moderne et la notion de royaume contemporain, certains éléments ont dû être totalement réinventés, poussant doucement le show vers la science fiction :
« je ne suis pas effrayé par le genre, que j’adore. Nous ne voulions pas faire un space opéra. Nous voulions que l’action prenne place dans un monde familier, mais en même temps nous nous devions de réinventer le monde. Nous nous sommes beaucoup amusés à inventer ce à quoi celui-ci allait ressembler. Nous avons pris New-York et y avons appliqué notre propre iconographie. Je me rappelle parler avec David Eick concernant son travail sur Battlestar Galactica, et il m’avait dit qu’ils se posaient toujours la question suivante : 'A quoi vont donc ressembler les poignées de portes ?’. Nous voulions que tout puisse s’intégrer dans notre monde, mais sans pour autant définir un endroit bien précis de celui-ci ».
Une redéfinition des enjeux qui, forcement, lorgne également du coté du fantastique puisqu’il a également fallut introduire dans un monde contemporain, tout un éventail
« de magie, de foi, de coïncidences, de chance et de divin ».
« Je considère cela comme la main du destin qui guide les héros mais je suis curieux de voir comment les spectateurs vont le percevoir. Est-ce de la magie ? Est-ce que quelque chose dépassant le monde physique guide les personnages ? Est-ce qu’il s’agit de chance ? Nous ne fournirons pas de réponse et en laisserons l’interprétation au public ». Une interprétation qui sera ouverte au public dès le début 2009, la série étant prévue pour une diffusion à la mi-saison.