Par David Brami - publié le 07 juin 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h41 - 2 commentaire(s)
Hormis quelques films ratés et autres documentaires épars, et ce malgré le fantastique potentiel d’évasion et de sensations fortes que porte ce sport, on ne peut pas dire que la communauté des surfeurs soit abondement représentée sur les écrans. Ce sera chose réparée avec la nouvelle série du créateur de Deadwood David Milch, qui débute ce Dimanche 10 Juin sur la chaîne HBO.

Diffusée directement à la suite du final des Sopranos, John from Cincinnati dépeindra ainsi la vie d’une communauté d’accros de la vague, et plus particulièrement d’une famille de surfeurs de pères en fils que viendra chambouler l’arrivée de John, personnage énigmatique venu de nulle part doté de mystérieux pouvoirs. La série est servie par un casting qui fait plaisir à voir : Bruce Greenwood (I-Robot, mais aussi et surtout la série culte Nowhere man) campera Mitch Yost, le doyen de cette famille disfonctionnelle, grand père ex-champion de surf qui s’est démis le genou il y a plus de deux décennies, alors que Rebecca De Mornay (Identity, La main sur le berceau) interprètera sa femme. On retrouvera aussi Ed O’Neil (le célèbre Al Bundy de Mariés, deux enfants) en flic retraité, Luke Perry (Beverly Hills 90210, Jeremiah) et Brian Van Holt (la série Threshold, La chute du faucon noir), tout ce beau monde gravitant autour de Austin Nichols (Surface, Deadwood) incarnant le mystérieux John.


Les différentes bandes annonces promotionnelles font déjà montre d’une écriture aux petits oignons, avec une galerie de personnages hauts en couleurs et un parler urbain qui ne dépaysera pas les habitués du langage ordurier propre aux protagonistes de Deadwood. Au sujet de l’écriture, Milch avouera d’ailleurs qu’il préfère les jeunes acteurs naturels, voire les non-expérimentés car il trouve plus vivant de construire autour d’une personnalité existante plutôt que d’utiliser des acteurs qui ont déjà un bagage professionnel qui les pousse à utiliser des artifices de jeu trop mécaniques. Une bonne partie du cast se retrouve ainsi issue du lieu de tournage et du milieu dépeint, ce qui, à n’en pas douter, donnera un cachet bien particulier aux douze épisodes de cette première saison.

L’ambiance à la fois dramatique et pourtant aérienne du show, conférée en grande partie par un élément fantastique distillé à doses homéopathiques et une bande son aux petits oignons termineront à n’en pas douter de faire de ce show un futur hit télévisuel en puissance, comme souvent sur la chaîne câblée. A vous de juger.

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Sources : Latimes.com & The Hollywood reporter
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