Par DB - publié le 02 avril 2009 à 14h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 23h44 - 0 commentaire(s)
Depuis longtemps en gestation, le projet d'adaptation en série de la vie de Sidney Korshak verra bientôt le jour sous la direction du producteur Robert Evans, de HBO et de Paramount Pictures. Ancien avocat de Chicago, Korshak est par la suite monté à Hollywood et a fait jouer ses relations et son savoir-faire pour s'attirer les faveurs de nombreux politiciens, syndicalistes et autres personnalités du showbiz américain, devant progressivement un incontournable du business hollywoodien, comme le dévoile Variety.



Mort en 1966, le monsieur se verra de ce fait célébré par un biopic s'étalant sur 6 épisodes, comme le souligne Evans qui servira de producteur exécutif sur le projet : "Vous ne pouvez pas raconter sa vie en juste deux heures. Il était une personnalité si puissante de la seconde moitié du 20ème siècle que c'est la seule manière de le faire". En partie inspiré d'un article du journaliste Nick Tosches paru dans Vanity Fair et intitulé The Devil and Sidney Korshak (dont HBO a acheté les droits), le programme se chargera de dépeindre la vie de celui que le New York Times a un jour dénommé "l'homme le plus puissant du pays", et qui reste pourtant encore aujourd'hui, un mystère pour beaucoup. "Je le considère un peu comme le parrain du Parrain" continue Evans, "Mais il n'a jamais commis de méfait et est mort totalement innocent. Il n'avait pas de bureau. Tout était fait sur un coin de table du Bistro de Beverly Hills, et tout était dans sa tête".

Acteur principal de la résolution de diverses disputes d'envergure (qui le poussèrent par exemple à fermer certains casinos de Las Vegas dans les années 70), Korshak avait également fait jouer ses relations pour sauver le tournage du film de Coppola Le Parrain. A l'époque, Al Pacino étant lié à un autre projet pour la MGM et la mafia avait même menacé Evans de mort si le tournage du film venait à se poursuivre. "Le problème s'est envolé avec un coup de fil de Sidney. Pas deux, un seul. Il était mon ambassadeur de bonne volonté" conclut Evans. Pour sûr, un monsieur fascinant.
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