En pleine promotion de sa nouvelle série Harper’s Island, diffusée sur CBS plus tard dans la saison, le producteur et réalisateur Jon Turteltaub s’est laissé aller à quelques confidences sur son ancienne série Jericho, annulée après deux saisons sur la chaîne et actuellement rediffusée sur The CW. «
Quand vous pensez au fait qu’une rediffusion de Jericho a de meilleures audiences qu’un épisode de Mad Men, vous réalisez le fossé qui sépare les chaînes du cable et les grandes chaînes » annonce t’il ainsi, toujours persuadé que le show n’a pas reçu l’attention qu’il mérite et qu’un retour est toujours possible si d’un coup, la série s’avère à nouveau être un succès.
Mais pour tout dire, Turteltaub espère aujourd’hui porter le projet sur grand écran : «
Nous développons un long métrage pour Jericho » dévoile t’il. «
Vous n’aurez pas besoin d’avoir vu la série, cela reprendrait les évènements au niveau national. Ce serait une version américaine globale de ce qui est arrivé à Jericho ». Pour mémoire, la série narre les aventures de la petite ville susnommée et de ses habitants, coupés du monde après une attaque nucléaire de grande envergure sur le sol américain. Turteltaub déclare qu’un tel projet se fera bien évidemment avec le retour du casting de la série (dont Skeet Ulrich, Lennie James, Ashley Scott, Kenneth Mitchell, Brad Meyer et Alicia Coppola) et que «
n’importe quel budget de long métrage » permettrait au projet de décoller. «
Si nous avions 40 millions de dollars, ce serait 20 fois plus que ce que nous avions sur la série ».
40 millions ce n’est pas rien me direz-vous, surtout pour l’adaptation d’une série dont la seconde saison ne vit le jour que grâce à la dévotion de fans ayant noyé les bureaux du Network sous les cacahuètes. Mais n’oublions pas également que le réalisateur est depuis 10 ans habitué au faste des productions hollywoodiennes : parmi ses dernières réalisations, on compte les aventures de
Benjamin Gates et le trésor des templiers et sa suite,
Benjamin Gates et le livre des secrets, respectivement budgétées à 100 et 130 millions de dollars de budget. Reste à savoir si un studio sera intéressé par cette nouvelle renaissance américaine des cendres de l’holocauste atomique.