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Arrested Development

La critique d'Excessif

5/5
arrested development en mer L'HISTOIRE :

Michael a toujours fait tout ce qui était humainement possible pour fuir sa dingue de famille. Devenu veuf, il élève seul son fils de 13 ans en Arizona. Lorsque son père est jeté en prison suite à la découverte de ses magouilles financières, il se retrouve contraint de revenir prendre les affaires de la famille en main. Entre une mère hystérique, une soeur narcissique mariée à un looser qui refoule son homosexualité, leur fille provoquante, et un autre frère magicien, la vie ne va pas être de tout repos pour Michael ...

Jamais nous n'avions assisté à un déballage aussi dingue de répliques cinglantes et de références.

Diffusée à l'automne 2003 sur la Fox américaine, Arrested Development est née de la volonté du producteur et réalisateur Ron Howard de créer une nouvelle sitcom utilisant le principe de la caméra documentaire présenté dans The Office et Larry et son Nombril. Partant de ce postulat, Michael Hurwitz propose d'axer l'histoire sur une riche famille qui dégringolerait vers l'infortune, à la lumière des récents fiascos financiers qui ont ébranlé les médias de l'époque (Enron, Adeplhia ...).  Arrested Development était alncée. La série propose une réalisation vive et caméra à l'épaule qui permet de rentrer dans le quotidien de la famille Bluth avec une facilité déconcertante. Jamais nous n'avions assisté à un déballage aussi dingue de répliques cinglantes et de références, et il faudra souvent s'y reprendre à deux fois pour saisir toutes les subtilités et les allusions faites non seulement par les personnages, mais également par les scénaristes. Pour le coup, une seconde vision aide à comprendre le double sens d'une bonne partie  des dialogues, d'autant que l'on sera souvent trop occupé à rire pour repérer la majorité des blagues.

 

 

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Ouvrant le bal, le pilote de la série se charge de lancer un nombre incalculable de pistes et de gimmicks qui seront, sinon développées par la suite, au moins repris à toutes les sauces. Nous découvrons une société de magiciens qui bani son propre fondateur d'entrée. Nous assistons à la naissance de l'amour impossible entre le jeune George-Michael et sa cousine Maeby. Et les mises en place les plus folles continuent, entre l'imbécilité du patriarche en prison et l'homosexualité rampante et refoulée de du beau-frère. Les sous-entendus déplacés sont légion, le stand de banane familial en voit de toutes les couleurs (écrasé, explosé, brûlé, souvent avec quelqu'un à l'intérieur) et les protagonistes passent leur temps à chercher l'aval des autres membres de la famille avant de se désintéresser de leurs objectifs une fois cette reconnaissance obtenue.

 

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Mais Arrested Development ne bénéficie pas seulement d'une écriture au couteau : la mise en forme des épisodes est elle aussi une véritable mine de gags. Le show cultive une véritable passion pour les flashbacks et autres inserts, qu'il s'agisse d'images particulièrement cocasses, de pause musicale ou encore de rappels d'anciennes scènes vues précédemment. Tout contribue à une musicalité des épisodes diablement efficace. La série réinventera également le principe de l'avant-goût (ou preview) de l'épisode suivant en proposant à chaque générique de fin, un étalage de séquences sans queue ni tête. Enfin, le show cultivera le renvois à divers évènements de l'actualité ou du monde du spectacle, de Saddam Hussein à Tom Cruise en passant par Seinfeld. Les scénaristes n'hésiteront d'ailleurs jamais à se moquer de ce qui arrive à leur propre série : réduite de 4 épisodes lors de la seconde saison à cause de la diffusion des Griffin, la série soulignera ce fait par l'apparition d'un spam informatique. De même, la dernière saison s'articulera en partie sur le devenir du show, de son éventuel rachat par Showtime à son annulation et à son avenir sur le grand écran.

 

 

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Les interprètes de la série, Jason Bateman en tête, mènent ce joyeux navire vers un naufrage d'autant plus jouissif qu'il est incertain, mais ne seront pas les seuls à mener la barre. Un nombre incroyable de guest stars plus ou moins récurrentes feront aussi de multiples apparitions, revisitant quelques monuments de la pop culture américaine, moderne ou non. N'oublions pas une musique omniprésente au rôle souvent vital (divers jingles représentant les émotions des personnages, la rythmique de certaines scènes drôles devenant tordantes par l'emploi de chansons bien choisies...), un éventail de thématique savoureux, une science de l'autoréférence qui tient du génie et vous obtenez un véritable bijou. L'annulation par la Fox au bout de trois saisons a pour le coup peiné autant les spectateurs que les nombreux critiques, tous unanimes quant à la qualité d'une série récompensée par plus d'une vingtaine de prix divers, dont 6 Emmy Awards (meilleure série, meilleure écriture...), et un Golden Globe (meilleur acteur de comédie pour Jason Bateman). Après tout cela, si vous ne vous êtes pas encore rués sur les coffrets DVD, c'est que vous n'aimez pas rire et qu'on ne peut plus rien pour vous.

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Le verdict des internautes

Total des votes : 11

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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ouplouboudou 10/11/2009 à 14h40
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